Partir à l’étranger pendant ses études : mode d’emploi

Publié le 19/02/2019

De plus en plus d’étudiants font leurs bagages pour partir à l’étranger durant leurs cursus. Stage, double diplôme, échange, ils n’ont que l’embarras du choix : à eux de trouver l’option qui conviendra le mieux à leur profil et leurs envies !

Vous avez un rêve : partir vivre le temps de quelques mois à l’étranger. Bonne nouvelle : la grande majorité des écoles d’ingénieurs (et de commerce) imposent aujourd’hui l’expérience à tous leurs élèves. Cela peut être un semestre en échange académique : quatre à six mois dans une université partenaire, ce qui ne donne pas accès au diplôme de l’université partenaire, mais permet de valider son semestre. Autre option : un stage dans une entreprise à l’étranger. Ou pour les plus motivés, un double diplôme. Souvent plus engageant (un semestre à une année supplémentaire), il permet d’obtenir le diplôme de l’université partenaire.

Toutes ces options vous donnent envie et vous ne savez pas comment choisir ? Commencez par rassembler le plus d’informations possibles ! "A l’école, nous organisons des réunions d’informations, pour présenter tous les partenaires et les possibilités de césure et de double diplôme. Je conseille aux élèves ingénieurs de faire rapidement appel aux différents interlocuteurs de l’établissement, dès la première année : les services stage et international sont là pour les aider", propose Stefan SEILER, qui dirige le département international de l’EPF. Autre conseil, si l’on hésite entre deux destinations : se rendre à des salons dédiés aux mobilités, ou tout simplement interroger les étudiants d’année supérieure ou alumni de l’école, qui vivent ou ont vécu l’expérience. Les élèves étrangers en échange en France et les professeurs venus d’autres pays sont également de très bonnes sources d’information pour vous aider dans votre choix.

Trouver le bon pays d’accueil

Comment choisir votre destination ? C’est l’une des grandes questions que se posent les candidats au départ. Stefan SEILER recommande à ceux qui ont déjà une vocation ou un projet professionnel de prendre leur décision avec cet objectif en tête : "Si vous souhaitez travailler dans la transition écologique, la Scandinavie peut être une bonne idée. Dans l’automobile, des pays comme l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie ou les Etats-Unis peuvent être intéressants. Côté informatique, la Californie ou Israël sont à envisager. Pour le savoir, il faut lire la presse et se tenir informé de l’actualité du secteur". Parmi les destinations très recherchées en ce moment : le Québec et sa proximité culturelle et linguistique, l’Australie, l’Allemagne, la Belgique, la Suisse, ou encore l’Espagne.

Gardez aussi un œil sur les bourses. Si vous partez en Europe, vous pourrez prétendre aux aides financières Erasmus. Des bourses peuvent exister dans certains pays (exemples : Etats-Unis, Allemagne…), et non dans d’autres. Si la question financière est importante pour vous, renseignez-vous bien sur ces questions, qui pourraient faire pencher la balance d’un côté ou d’un autre, en cas d’hésitation entre deux lieux. Attention cependant à ne pas décider de votre destination comme l’on choisit ses vacances. "Beaucoup choisissent des pays comme l’Australie, pour leurs plages ou leur côté exotique. C’est quelque chose que nous déconseillons, mieux vaut construire réellement son départ en adéquation avec son projet professionnel", souligne Stefan SEILER.

Classements et critères personnels

Une fois la région du monde décidée, ne reste qu’à choisir l’université où réaliser votre mobilité (ou l’entreprise dans le cadre d’un stage). Commencez par demander à votre établissement la liste de ses partenaires : il sera plus aisé de candidater et vous bénéficierez des accords négociés (crédits ECTS, équivalences, frais de scolarité identiques…). Un coup d’œil aux grands classements internationaux, comme QS, Shanghai ou THE, peut aussi aider. "Les rankings ne sont pas parfaits, mais ils peuvent donner une indication sur le niveau de l’établissement. Il faut aussi regarder le site de l’université : est-elle dynamique ? Combien de prix Nobel ses professeurs ont-ils reçu ? Quelle est la taille du campus ?", suggère Stefan SEILER. En faisant sa petite enquête, l’étudiant pourra ainsi choisir en toute connaissance de cause.

A garder en tête : les établissements les plus prestigieux sont aussi les plus demandés. L’EPF dispose par exemple de partenariats avec Brown University, Georgia Tech, l’université de Montréal ou le Technion, voulus par beaucoup d’élèves. Les candidats passent alors devant un jury, qui estime leur motivation, leur projet et leurs notes. Un plan B n’est alors pas de trop. Mais dans tous les cas, quelle que soit la destination, une chose est sûre : l’expérience sera formatrice, mais surtout inoubliable.