Semaine Olympique et Paralympique : 3 étudiants sportifs de haut niveau racontent leur double parcours

Rythme soutenu, organisation millimétrée, rigueur dans le travail : être à la fois étudiant et sportif de haut niveau est un défi quotidien. Tous les trois en étude à l’EPF au sein du campus de Paris-Cachan, Eden Bouvet en 3ème année et Paul-Antoine de Badts en 2ème année du diplôme d’ingénieur généraliste, ainsi que Jean Hervé en 3ème année du parcours franco-québécois, vivent ce quotidien depuis plusieurs années. A l’occasion de la Semaine Olympique et Paralympique, les sportifs ont témoigné sur leur double parcours.
Un emploi du temps sportif adapté
Nageuse nationale, Eden Bouvet suit en moyenne 15 heures d’entraînement par semaine. Un planning chargé qu’il faut intégrer à celui de ses études. « J’ai des entraînements le matin et le soir, et la journée je suis en cours », explique l’étudiante qui poursuit les longueurs le week-end avec des compétitions de 3 jours. En cas d’impératif en semaine, elle bénéficie de journées banalisées.
Un rythme partagé par Jean Hervé qui suit un entraînement quotidien avec son équipe de hockey-sur-glace, les Comètes de Meudon. « Comme je suis dans une équipe professionnelle, les joueurs c’est leur métier donc ils s’entraînent à des heures où normalement j’ai cours », indique le joueur qui bénéficie d’un emploi du temps aménagé avec l’EPF. « J’ai 4 demi-journées qui sont libérées et en plus je peux avoir exceptionnellement des journées libérées pour les matchs dans la semaine. Ça me permet de rattraper les cours par la suite à l’aide de mes camarades et de mes professeurs », explique-t-il.
En compétition internationale, Paul-Antoine de Badts s’entraîne deux fois par jour mais est parfois obligé de mettre davantage les études de côté. « Je peux m’absenter deux semaines ou 1 mois pour partir à l’autre bout du monde en compétition », raconte l’escrimeur sur ces absences qui rendent le retour en cours plus difficile.
Faire preuve de rigueur dans ses études et le sport
La pratique sportive demande une implication sans faille pour rester au niveau et atteindre de meilleures performances. Cette « recherche de la gagne » motive Eden Bouvet qui évolue dans les bassins depuis toute jeune. « En plus de faire des études, l’escrime exige une gestion exigeante des entraînements comme des révisions. Mais c’est aussi une échappatoire », confie Paul-Antoine de Badts sur ce qu’implique la pratique de ce sport non professionnel. Que ce soit dans le sport ou en dehors, ce double parcours sous-entend « énormément de rigueur dans le travail », rappelle Jean Hervé.
Persévérance et rigueur définissent les parcours inspirants des 3 trois étudiants. Pour réussir en compétition et obtenir leur diplôme, la motivation est un moteur indispensable. De belles qualités qui leur serviront sans aucun doute dans leur future carrière d’ingénieur.
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